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L'hiver porté disparu : à quand son retour ?

A l'image des précédents hivers (2023, 2022, 2021, 2020...), une vague de douceur inédite pour un mois de janvier a déferlé sur le Sud de la France. Dans le département de l'Hérault, nous avons relevé pas moins de 15 records mensuels de douceur entre le 24 et le 26 janvier dernier. C'est même la première fois que le seuil de chaleur a été atteint en janvier dans l'Hérault depuis le début des relevés météorologiques contemporains, avec 25,4°C à Saint-Jean-de-Minervois dans l'après-midi du 25 janvier. 

Cette douceur exceptionnelle va se limiter dans l'Hérault avec une récurrence d'entrées maritimes attendue jusqu'à mardi, voire mercredi sur le littoral. En l'absence de soleil, les températures seront plus basses, pour autant toujours au dessus des normales de saison, avec en moyenne 11 à 13°C en plaine et 8 à 12°C dans les hauts cantons. Très peu de pluie à attendre malgré cette incursion maritime, de quelques traces en plaine à une vingtaine de millimètres sur l'Espinouse.

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Carte : Cumuls de précipitations attendus d'ici jeudi (Modèle Arpege, Météociel).

Nous allons terminer le mois de janvier sous l'anticyclone des Açores qui protègera l'ensemble de l'Europe de l'Ouest, y compris la France. La douceur hivernale va persister et le temps restera très sec. Cette deuxième quinzaine de Janvier pose plusieurs problématiques dans notre région. 

 

La plus impactante est la sécheresse chronique qui sévit plus particulièrement sur la moitié Ouest du département. En plein hiver, les secteurs hydrographiques situés en aval de l'Orb sont toujours placé en crise par le Comité de ressources des eaux (huitième mois consécutif pour ces secteurs). Les pluies (bien que salvatrices) de mi-janvier ne représentent qu'une infime partie du déficit hydrologique accumulé depuis deux ans sur les plaines Biterroises (10 à 15% seulement du déficit global). L'enjeu sur l'eau est primordial cette année pour les agriculteurs et viticulteurs, dont l'adaptation à ce manque est de plus en plus complexe.

Les pollens sont aussi à l'avance, notamment ceux des cupressacées que l'on retrouve principalement sur les haies mitoyennes dans nos régions. On retrouve actuellement un fort impact sanitaire de ces pollens, traditionnellement observé début mars...

D'autres espèces végétatives vont fleurir beaucoup plus tôt que prévu : c'est le cas de l'amandier par exemple, théoriquement en fleur à partir de fin février dans les régions Méditerranéennes. Ce qu'il faut se méfier à présent, c'est le risque de gelées tardives en mars/avril dans l'Hérault, comme les années précédentes !

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Carte : Anomalie des températures attendues entre le 5 et 10 février (Modèle GFS, Meteociel).

Pour le moment, aucune porte de sortie fiable n'est entrevue au moins jusqu'au 5-10 février. L'anticyclone devrait rester solidement ancré sur l'Europe de l'Ouest, n'assurant pas une suffisante baisse des températures et retrouver quelconque pluie bénéfique. Nous resterons globalement au dessus des normales de saison : nous devrions ne plus battre de record de douceur, mais en cas d'effet de foehn, un grand classique de nos régions en période de tramontane, les températures diurnes devraient temporairement approcher les 20°C...

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